NOUS SOMMES TOUS HUMAINS, DANS NOTRE REGARD NOTRE HISTOIRE

Publié le par Lycée Henri Wallon

NOUS SOMMES TOUS HUMAINS, DANS NOTRE REGARD NOTRE HISTOIRE

Thomas Ruff est un artiste photographe allemand né en 1958. Il a étudié à Düsseldorf à l'Académie des Beaux Arts car il dit « je voulais faire de belles photographies, un peu comme celles du National Geographic ». Il a donc étudié la photographie et est devenu professeur d'université par la suite. Il commence les portraits vers 1981, après avoir longtemps photographié des habitats.

Ses principales influences artistiques ont été Walker Evans, Eugène Atget, Kaarl Blossfelt, Stephen Shore et William Eggleston.

L'artiste est célèbre pour ses portraits de gens « ordinaires » sans expression particulière sur le visage mais avec des couleur vives qui font contraste avec les fonds unis des photos. Il a un style plutôt rétro avec des couleurs automnales.

Il fait partie du mouvement de la « nouvelle objectivité ». Ce mouvement artistique est un mouvement qui est engagé, c'est de l'art qui sert à faire passer un message.

Les portraits de Ruff sont particulièrement originaux. Ils ressemblent à des photos d'identité. En effet, les personnes qu'il a photographiées ont étrangement la même expression minimaliste sur le visage, un air neutre, un port de tête dégagé, un cadrage aux épaules, plan frontal...

Quand le photographe prend des clichés, il demande à ses modèles de « regarder avec beaucoup d'assurance ». En regardant ces portraits, on ne peut deviner le passé ou l'identité sociologique de la personne. Cependant les photographies attirent le spectateur de part le regard des sujets. Il est saisissant et suscite la réflexion. En voyant tous ces visages le spectateur est directement renvoyé à l'humain. C'est la valeur qui est mise en avant dans cette série.

De plus, le spectateur peut aussi se poser des questions non seulement sur l'histoire de la personne mais aussi sur ce qui différencie ces portraits si artistiques de photos d'identité.

On a pas l'habitude de voir des portraits si simples qui montrent l'essentiel.

Thomas Ruff a également créé des portraits en en assemblant deux. Il a superposé deux visages pour n'en faire qu'un et montrer aux spectateurs une image qui n'est qu'une construction. On peut dire que l'artiste allemand est iconoclaste à sa manière puisque le spectateur voit des modèles privés de toute signification, d'identité ce qui est paradoxal. Ici les portraits ne peuvent rien dire et le spectateur est directement placé comme voyageur du portrait.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons choisi cette série portraits car ce sont eux qui nous parlaient le plus.

 

 

Ce portrait s'intitule Portrait d'Andrea Knobloch . En regardant ce portrait, on a envie d'explorer car le modèle n'a aucune expression. Andrea ne montre pas de sentiment de joie, pas de tristesse, pas de peur, pas de colère. Elle reste complètement anonyme. De plus, l’œuvre mesure 210x165cm ce qui est extrêmement grand, ainsi on peut bien voir la netteté des traits et la précision du visage inexpressif. Le portrait ressemble à un paysage, la personne est déshumanisée. Le regard est vide, on ne sait même plus si on regarde un homme ou une femme. Le fond blanc fait contraste avec le haut noir d'Andrea, et le rouge à lèvres rajoute la note de couleur.

En regardant le portrait, nous nous sommes posées beaucoup de questions et le regard pourtant si vide de la personne est percutant. Ruff parvient à faire passer un message avec une photographie d'une personne sans expression...

 

Jeanne et Eloïse, 2nde1

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