Marc Garanger Témoigner pour l’humanité

Publié le par Lycée Henri Wallon

Marc Garanger Témoigner pour l’humanité

Biographie:

Marc Garanger est né en 1935 en Normandie. C’est un photographe et cinéaste Français. En 1966 il gagne le prix Niépce avec succès. Le prix Niépce est un prix annuel de photographie depuis 1955. Il récompense l’œuvre d’un photographe professionnel résident en France depuis plus de 3 ans et âgé de moins de 50 ans. Pendant la Guerre d’Algérie, Marc Garanger doit faire son service militaire. Il est nommé photographe du régiment infanterie. Il effectue 2000 portraits de femmes algériennes en 10 jours. Ces photos étaient destinées à des photos d’identité. Il fait également des reportages notamment en Tchécoslovaquie et en URSS. Pendant sa carrière il parcourt le monde entier et rapporte des reportages pour des magazines, des éditeurs de livres et publicitaires. En 2004, il retourne en Algérie sur lieux qu’il a photographiés pendant son service militaire.

Motivations:

Marc Garanger ne voulait en aucun cas prendre les femmes algériennes en photo. «Ce n’était rien d’autre qu’une guerre coloniale qui ne voulait pas porter son nom. Pour moi, c’était une guerre de perdue d’avance, une idiotie, je ne voulais pas faire ces saloperies». Néanmoins il a dû s’y résoudre en jurant de témoigner de l’horreur de la guerre et de faire de la photographie son arme de résistance. En déposant quelques clichés sur le bureau du commandant de son régiment, il fut nommé de suite photographe du régiment. Le commandant pensait qu’il travaillait pour lui et pour la gloire de la France. Or en photographiant les morts, les prisonniers et les torturés son but était plutôt de témoigner pour la postérité.

Originalité de ses œuvres:

Les photographies de Marc Garanger sortent de l’ordinaire car ce sont des photographies engagées qui ont pour but de témoigner et de lutter contre la guerre. Le côté artistique est donc ici secondaire. Plus de 2000 personnes ont défilé chaque jour devant son objectif.  Des hommes mais plus particulièrement des femmes qui vivaient les séances comme des scènes de viol de leur intimité. Elles étaient forcées à retirer leur voile ce qui va à l’encontre des coutumes musulmanes. De plus Marc Garanger s’appuie sur le travail de Edward Curtis dont il admire le travail d’anthropologie c’est à dire l’étude des sciences humaines. La distance des portraits met en avant les détails des costumes, des bijoux ou encore des tatouages symboliques complétant l’expression des visages, un langage apparaît dans les gestuelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques portraits:

Ces cinq photos sont des portraits extraits de la série de photos prises par Marc Garanger en Algérie en 1960 alors qu’il devait recenser les autochtones pour l’armée. Nous avons choisi ces portraits car cette œuvre des femmes algériennes la rendu célèbre et reste aujourd’hui son plus grand succès.


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Cette photo a immédiatement retenu notre attention car nous l’avons trouvée à la fois différente et représentative de tous les autres portraits des femmes algériennes que Marc Garanger a pu photographier durant son service militaire.

 

Nous avons choisi cette photo car on peut ressentir quelque chose de différent par rapport aux autres photographies. Les femmes n’avaient pas le choix. Elles étaient dans l’obligation de se dévoiler et de se laisser photographier, on ressent souvent de la haine et du mépris sur leur visage mais ici on ressent quelque chose ressemblant plus à de la méfiance. Nous avons aussi choisi cette photo car on peut y ressentir tout le respect que porte Marc Garanger à ces femmes à qui il a  rendu hommage.

 Emma et Matthias, 2nd1


 

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